Chapitre VIII

J'ouvre enfin les yeux, il est midi, je suis réveillée par le bruit de la porte de la salle de bain qu'Alizée a claqué en sortant de celle-ci.

Alizée: Ohayô Caro! Allez debout! Alors cette fin de soirée explique moi tout!

Je lui raconte donc tous les détails, elle me dit qu'elle est allée dans une boîte de nuit avec Matsumoto Jun et qu'elle est heureuse de cette rencontre, elle en garderait un excellent souvenir.

Moi: Ce n'est pas fini! Cette après-midi, Shun Oguri nous invite à les rejoindre dans un karaoké!

Elle pousse un cri assourdissant pour exprimer sa joie sous le regard interrogateur de Katsuo qui vient tout juste de pénétrer dans la chambre.

Katsuo: Qu'est-ce qui rend Alizée si joyeuse en ce début de journée?

Elle s'empresse de lui dire, mais il le sait déjà puisqu'il était avec moi hier.

Katsuo: Alors la fin de soirée sans moi n'a pas été trop dur pour communiquer Caro?
Moi: Non, c'était une soirée magnifique, au point que j'ai rêvé qu'il m'avait embrassé avant de partir de la chambre d'hôtel cette nuit!

Puis je regarde autour de moi et réalise enfin qu'il n'est plus là.

Moi: Non, je crois qu'il m'a embrassé.
Alizée: Tu crois? Mais comment peux-tu ne pas être certaine de cela? Ho tu me désespèrera toujours! C'est un moment sensé être inoubliable et tu en viens à penser que c'est un rêve. Tu es ingrate!
Moi: Mais... Je dormais, je ne peux pas en être sûre.
Alizée: Allez, depêche-toi de t'habiller si tu veux revoir ton bien-aimé pour lui demander de te remettre les idées au clair.
Chapitre VIII

# Posté le lundi 14 avril 2008 14:32

Chapitre IX

Il est 14h, je baille aux corneilles, nous sommes dans un taxi avec Katsuo en direction du karaoké privé dans lequel nous attendent les acteurs d'Hana Kimi. Aujourd'hui j'ai mis un jean bleu ciel et un débardeur noir, je m'habille à mon aise même si je me suis bien maquillée car la veille, avec mes larmes, mon maquillage s'est quasiment estompé. Je veux que Toma-san me voit mieux que je ne l'étais hier.

Alizée: Konnichiwa! (en direction de Shun en entrant.)

Ils étaient tous là... sauf Ikuta. Oguri-san s'approche de nous:

Shun: Irasshaimasse! Voici la petite bande, je pense qu'il est inutile que je vous les présente si vous êtes des adeptes de ce drama.

Nous faisons un signe de négation et sourions. J'attends un moment pour sortir discrètement de la salle afin de ne pas montrer ma déception aux autres. Je longe le couloir tête baissée. Une voix dans mon dos m'interpelle:

[...]: C'est moi que tu cherches?
Moi: Haï! Dis-je en souriant jusqu'aux oreilles, puis je rougis car le fait de le voir me fait repenser à ce qui s'est peut-être produit ce matin.


Il a une petite mine, tout en baillant il me dit:

Ikuta: Je suis fatigué mais je suis venu parce que je ne voulais pas me dire que tu allais encore verser des larmes à cause de moi... et je voulais te revoir.

Ces derniers mots m'ont fait frissonner de la tête au pied. Au fur et à mesure qu'il parlait il s'approchait de moi et je reculais jusqu'à ce que je heurte un mur, ce qui me fit grimacer de douleur. Il en profite pour approcher son visage du mien dans le but de m'embrasser, je ferme les yeux très fort et rentre ma tête au maximum, puis je l'interrompt :

Moi: Est-ce que... ce matin quand tu es parti... enfin...

Je tremble de tout mon corps. Je ne sais pas pourquoi je l'ai évité, ni pourquoi je lui ai posé la question spontanément à un instant comme celui-ci, mais à présent je m'en veux car il recule, me regarde en souriant et s'écrit: « Kawaï! », puis il passe sa main autour de mon coup et d'une démarche exagérée, nous nous dirigeons vers la salle de karaoké.

Moi: Katsuo, que signifie « Kawaï »?
Katsuo: Ce mot veut dire « Mignone » mais dans un sens affectif, si une personne dit cela c'est qu'elle tient à toi, tout du moins, qu'elle t'apprécie beaucoup.

Je réalise à peine ce que vient de me dire Katsuo, je sors de la salle et rit nerveusement en répetant ce mot qui sonnait si bien.

[...]: Bouh!

Je sens un souffle parcourir mon cou derrière moi, mes cheveux virevoltent sur mon dos et je sens un corps se coller contre le mien, des mains se passent autour de ma taille, je veux bouger, me retourner mais mon corps ne répond pas, mon coeur va sortir de ma poitrine, cela me fait mal tellement il bat fort.

Ikuta: Je te fais peur?
Moi: Non.
.

Nous murmurions, lui pour ne pas m'effrayer encore plus, moi parce que mes cordes vocales sont sèches. J'étais passé en un instant de « vivante » à « sur le point de mourir » puisque j'ai été très surprise par ces gestes.
Une fois cette émotion passée, je me décide à fermer les yeux, et a me laissé succomber par cet instant magique. Ikuta est en train de m'enlaçer... J'ai vraiment du mal à réaliser que l'acteur le plus mignon du Japon s'interresse à une fan française venue seulement pour quelques jours. Mais c'est pourtant la vérité.
J'approche mes mains tremblantes des siennes qui sont refermées sur ma taille et j'enlasse ses doigts fins.
Nous sommes interromput par des éclats de rire, Alizée et Shun Oguri sortent précipitemment de la salle, ils rient tellement que j'ai l'impression qu'ils vont s'étouffer:


Alizée: Oguri-san! On a chanté comme des casseroles!
Shun: C'est tout de même toi qui a chanté le plus faux.
Alizée: Ho! C'est pas vrai.


Ils arrêtent alors de parler lorsqu'ils nous apperçoivent enlassés. Je lache les mains de Toma-san. Il prend ma main dans une des siennes et communiquent des choses que nous ne comprenons pas à Shun.

Alizée: Si tu avais entendu la chanson que nous avons chantés avec Shun Oguri! J'ai bien cru qu'il allait se mettre à pleuvoir à l'intérieur de la salle! Nous allons nous prommener maintenant, et toi tu étais bien parti pour embrasser notre Ikuta dis-donc! Profites-en il ne nous reste que cinq jours, et je ne veux pas t'entendre me dire que tu ne sais pas s'il t'as embrassé ou pas!

J'approuve d'un signe de tête. Les garçons arrêtent de parler, Alizée attrape la main de Shun et ils disparaissent.
Ikuta me prend par la main aussi et m'entraîne dans une salle de karaoké vide et sombre, nous n'entendons plus rien, ormi nos souffles et le battement de nos coeurs essouflés par la course que nous avions effectuée jusqu'ici. Je ne suis pas seulement essouflée, je suis dans tout mes états parce que son corps est quasiment collé au mien et j'ai peur.

Moi: Qu'as-tu... Ce que tu as dit à Shun Oguri tout à l'heure... C'était à propos de quoi?

En guise de réponse, il m'agrippe le poignet, me pousse doucement contre le mur et passe une main autour de ma taille tandis que l'autre s'appuye contre le mur derrière moi à hauteur de mon épaule.
Il me regarde, ses lèvres s'approchent lentement des miennes, il ferme les yeux et j'observe tout cela de très loin, mon corps est là mais mon esprit est à présent ailleurs, jusqu'à ce que cet esprit soit rappellé dans ce corps par l'intermédiaire de mes lèvres qui rencontrent enfin celles d'Ikuta. Puis, nous nous regardons, sans parler, nous comprenons que ce que nous faisons nous fera du mal car c'est une relation qui ne peut pas durer, mais nous avons envie de ce moment tout les deux. Je passe ma main derrière son cou et pousse tendrement sa tête vers la mienne afin que nous nous embrassions de nouveau.
Chapitre IX

# Posté le mardi 15 avril 2008 15:32

Chapitre X

Aujourd'hui, il m'emmène à Ikebukura, c'est un immense quartier commerciale où se situe aussi le parc Riyugen qui, selon Katsuo, est très beau.
Le bras de Toma-san autour de mon épaule, nous sillonons les galeries, de vitrines en vitrines jusqu'à ce qu'Ikuta m'entraîne dans un des magasins, il descend son bras pour attraper ma main et slalome dans les rayons en prenant ou posant des articles féminins selon ce qui lui plaît ou pas, puis, il s'arrête devant les cabines d'essayage, me tend tout les vêtements:

Ikuta: Essaye!

Je le regarde, il a des yeux pétillants et cela me suffit à exécuter ce qu'il demande. Je prends donc ce qu'il me tend et file dans la cabine.
J'en ressors vêtie d'un jean slim noir avec un motif en strass représentant le symbole des Rolling stones, et un tee-shirt rouge griffé Paul Franck qui est une marque très chère. Il me sourit en me tendant ses deux pouces en signe d'approbation.
Je retourne dans la cabine. Cette fois-ci, j'ai moi-même de la peine à me reconnaître, je tire le rideau de la cabine et il me voit dans une robe longue dont le haut est un bustier rose qui se dégrade jusqu'au blanc.Il m'ausculte de la tête:

Ikuta: Kawaï!
Moi: Nandé?


En guise de réponse, il détache une agraphe de mon bustier et me pousse dans la cabine en me tendant le dernier ensemble.
Je passe enfin une mini jupe en jean bleue et un débardeur doré griffé Dior. Je lui montre en défilant devant lui, il rit, me répond que c'est très bien. Je referme le rideau et me change, lorsque je sors, il est déjà à la caisse en train de payer, je lui crie que je paye moi, trop tard. Je regarde le montant: 220738 Yens(1400 euros)! Je crois devenir folle! Il prend les paquets puis attrape ma main en sifflotant.
Dehors, il se met face à moi et me tend les paquets:


Ikuta: En souvenir de ton voyage au Japon et de ton séjour auprès de moi.
Moi: Merci beaucoup. Je suis gênée d'accepter de telles choses.


Il sourit. Je fonds. Je prends les paquets et l'entraîne à mon tour dans une des boutiques, j'ai décidé que si je devais me ruiner, je le ferai pour lui. Je prends donc quelques ensembles que je trouve jolis, le pousse dans un cabine d'essayage et lui tends. Nous recommençons le même manège que pour moi, tout d'abord il ressort vêtu d'un tee-shirt blanc au motif imprimé d'un boléro beige avec une rose et un jean noir. Il est sublime. Puis, il enfile aussi un costume blanc avec une chemise rose que je déboutonne au niveau du cou lorsqu'il me montre, pour laisser un air décontracté à cette tenue trop formelle. Il semble aimer.
A la caisse, il fait tout une scène pour que la vendeuse n'accepte pas ma carte... et au final c'est lui qui paye. Nous sortons et je lui en veux. Nous marchons jusqu'au jardin Riyugen, je ne dis rien, je m'asseois sur un banc du jardin, il en fait de même:


Moi: Je t'en veux vraiment. C'était un cadeau que je voulais te faire. Pourquoi as-tu payé?
Ikuta: Je ne veux pas que tu ais des soucis avec ta banque une fois que tu rentreras en France, tu n'as pas besoin de me faire des cadeaux aussi chers, accepte les miens, cela me satisfera entièrement.


Au Japon, les couples ne se touchent pas ormi dans l'intimité, ils ne montrent pas leur affection l'un pour l'autre en public, c'est pourquoi je ne savais pas comment agir avec Toma-san, alors je ne prenais pas d'initiative, je le laissais faire mais cela crée une réelle frustration pour moi. Je suis épuisée par la journée, il l'a constaté, m'a serré contre lui, je me suis aussitôt assoupie.
Je suis réveillée par des secousses, j'ouvre les yeux et voit Toma-san, puis je réalise que nous sommes dans un taxi, je le regarde d'un air interrogateur mais il semble incapable de m'expliquer quoi que ce soit, il ne sait pas comment dire ces choses en anglais car même s'il essaye en hésitant et en buttant sur les mots, je ne comprends pas. Quant soudainement, il sort un petit carnet de sa poche dans laquelle il me montre une photographie de lui avec un journaliste. Je fais un signe de tête en guise de compréhension, même si je ne cache pas ma déception que cette journée se termine de cette façon là.
Le taxi s'arrête, il me donne de l'argent que je n'ai pas le temps du refuser et me lançe son portable en criant:


Ikuta: Watashi denwa!
Je ne comprends pas mais je l'écris en phonétique sur un bout de papier qui traîne dans ma poche, puis je le regarde courir vers la porte du studio dans lequel a sûrement lieu l'interview.
J'ouvre son portable et à ma grande surprise je vois en fond une photo de lui et moi que nous avions prise à la soirée où je l'ai vu pour la première fois. Je le referme et le range dans mon sac en souriant.
Chapitre X

# Posté le mercredi 16 avril 2008 14:48

Petites traductions!!!

Même si nous sommes toutes des expertes en dramas et que nous connaissons au fur et à mesure beaucoup de mots japonais, je met quand même à disposition un petit lexique des mots jap utilisés dans ma fiction!
Merci encore à toutes les lectrices! Merci beaucoup!
Bisoux!
Caro.

* San: Surnom affectif que l'on rajoute après un nom japonais.
* Arigato gozaimasu: Merci beaucoup.
* Konbawa: Bonsoir.
* Gumen: Désolé.
* Baka: Imbécile.
* Ohayô: Bonjour (formule de politesse).
* Konnichiwa: Salut.
* Irrashaimasse: Bienvenue.
* Haï: Oui.
* Nandé?: pourquoi?
* Mushi-Mushi?: Allô?

# Posté le mercredi 16 avril 2008 15:20

Chapitre XI

Le taxi me dépose devant l'hôtel, il ne me reste plus que trois jours et lorsque j'y pense je suis triste. Alizée arrive précipitemment dans la chambre suivie de Katsuo:

Alizée: C'était super Caro! Nous rentrons de Tokyo Disney et hônnetement, c'est bizarre d'entendre Mickey parler japonais! Qu'avez-vous fait avec Ikuta?
Moi: Nous sommes allés dans un immense centre commercial... Regarde ce qu'il m'a offert.

Je lui tend les paquets, elle se précipite sur ces derniers et est totalement émerveillée chaque fois qu'elle en sort un article, mais son émerveillement fut au summum lorsqu'elle sortit la robe rose et blanche:

Alizée: Mais que vois-je ici? Quelle robe magnifique!

Je ne réponds pas, je fixe le portable de Toma-san que j'ai entre les mains. Puis, sous les questions d'Alizée, je lui explique ma journée en détail, elle comprend ainsi un peu mieux ma mine déçue.
Je décide pour le remercier de ses achats de descendre dans la galerie de l'hôtel pour lui offrir un présent. J'ai 5000 Yens sur moi(l'équivalent de 30 euros). Je commence donc à regarder à l'intérieur des vitrines lorsque mon oeil se pose sur un magnifique bracelet en argent:


Moi: Quel est son prix? (en lui désignant d'une main mes yens, de l'autre le bijou.).


Elle me tend une étiquette sur laquelle il est inscrit : 4729,40 Yens. J'hoche la tête pour lui confirmer que je l'achète, elle le met dans une jolie boîte et me le tend.

_ _ _ _ _ _ _ _ _

Dans la chambre, Alizée se prépare, elle attend Katsuo avant de partir danser ce soir, elle me propose de les rejoindre au cas où Ikuta ne m'appellerai pas. Je me souviens de la réponse que m'a donné Kastuo avant de partir se changer: « Watashi danwa signifie je te télephone », j'attendrai donc.
21h00, on frappe à la porte, Alizée est sur le point de partir:

Alizée: Tu es sûre que tu ne veux pas venir avec nous maintenant?

Je fais un signe de tête en guise de négation.
Le télephone retentit deux minutes après:

Moi: Mushi-mushi?
Ikuta: C'est Ikuta, met ta robe, j'arrive dans vingt minutes.


Il raccroche. Je vais me laver, je me pomponne et fini d'attacher les agraphes de mon bustier puis je descends.
21h45: il n'est toujours pas là. Je retiens mes larmes et décide d'aller me changer pour rejoindre les autres en boîte de nuit. Je me dirige en direction de la porte de l'hôtel lorsqu'une main aggripe mon épaule:


Ikuta: Désolé, j'ai eu un petit contretemps, ma soeur ne va pas bien du tout... Après l'interview j'ai dû la conduire à l'hôpital et je suis resté avec elle jusqu'à présent... Désolé.
Moi: Alors tu aurais dû rester auprès d'elle. Dis-je froidement en reprenant ma marche et en retenant les larmes dans ma gorge.
Ikuta:Non, je voudrais t'emener quelque part... Tu es ravissante.


Je me retourne, il m'ouvre la portière de sa voiture. Je monte à l'intérieur de celle-ci.
Ne pleure pas encore à cause de moi. Je suis vraiment désolé.
Nous arrivons dans le parking d'un château, il m'ouvre comme un gentleman, il me tient par la taille en me regardant droit dans les yeux. J'arrange sa chemise:


Moi: Tu es très beau dans ce costume.

Il passe sa main derrière mon cou et m'embrasse. Vous devinez certainement le costume dont il est question. Nous étions assortis, en parfaite harmonie, il avait l'ensemble que je lui avais choisi et j'avais sa robe.

Le château est en fait un restaurant très luxueux ou tout le monde est bien vêtu. Certains mangent, d'autres parlent, d'autres encore dansent.
Nous passons commande, mangeons et buvons, puis il m'invite à danser une valse, je me sens l'âme d'une princesse. C'est magique.


Nous décidons de partir aux alentours de trois heures du matin, il me reconduit à l'hôtel mais lorsqu'il ouvre ma portière je ne descends pas... Il sourit, referme la portière et nous allons chez lui.
Il me fait entrer dans son merveilleux et immense duplex. Nous allons nous asseoir dans son salon pour une dernière coupe de champagne, j'en profite pour lui offrir le bracelet, il me tend son poignet pour que je l'attache:


Ikuta: Arigato Caroline-san.

Puis, nous montons dans sa chambre.
Chapitre XI

# Posté le mercredi 16 avril 2008 15:24

Modifié le mercredi 16 avril 2008 16:05